Les Sphynx étant relativement rares, leur consanguinité est élevée. C’est pourquoi, la race doit sa survie et son évolution aux hybridations ponctuelles réalisées par les éleveurs afin d’introduire un peu de sang neuf. Les chatons (dits "F1") issus du mariage d'un Sphynx et d'un chat poilu seront poilus, mais porteurs du fameux gène de la nudité « Hypotrichosis Congenita », et remariés à des Sphynx, ils donneront naissance à 50% de chatons nus (dits "F2") qui eux-mêmes mariés à des Sphynx produiront 100% de nus ("F3").
La race la plus utilisée fut le Devon Rex qui légua au Sphynx ses grandes oreilles, son stop et son nez court. On fit également appel dans certains programmes d'hybridation à des Cornish Rex, des Burmeses et des Siamois, ces derniers apportant à la race les gènes sepia et point (la combinaison de ces deux gènes donnant la couleur mink).

Attention, il ne s'agit pas d'hybrider un Sphynx avec n'importe quel chat. L'hybridation doit faire l'objet d'un programme d'élevage mûrement réfléchi, l’objectif poursuivi étant non seulement de diversifier le pool génétique de la race, mais également d’améliorer son type. Ainsi, il ne faut par exemple jamais croiser un Sphynx avec d'autres races de chats nus, comme le Don Sphynx dont la nudité est due à un gène d'allèle dominant (et non récessif).
Actuellement, le standard CFA autorise deux types d' hybridations :
- Sphynx X Domestic Shorthair (plus connu sous le nom de chat de gouttière)
- Sphynx X American Shorthair
Quant au standard TICA, il ne fait pas mention d'hybridation, mais nombre d'éleveurs enregistrés en TICA y recourent, le plus souvent avec des chats de gouttière et des American Shorthair. (sources : Sphynx Club de France)